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Enseignement supérieur: l’ASSÉ déplore les propos du ministre Duchesne

Montréal, le 27 janvier 2013 – L’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ) déplore les propos du ministre de l’Enseignement Supérieur, Pierre Duchesne, tenus lors de l’École d’Hiver de l’Institut du Nouveau Monde.

«En excluant la gratuité scolaire des possibles conclusions du Sommet sur l’Enseignement Supérieur, le ministre vient d’exclure les Québécois et Québécoises qui ont courageusement défendu ce projet de société lors et depuis le printemps érable», s’insurge le porte-parole de l’ASSÉ, Jérémie Bédard-Wien. «Il ferme définitivement la porte à la confrontation d’idées, préférant une course au consensus sur des enjeux économiques.»

L’ASSÉ rappelle que la gratuité scolaire était l’une des recommandations du rapport Parent, déposé en 1964. «Une fois de plus, un gouvernement péquiste relègue aux tablettes l’héritage de la révolution tranquille et nie l’un des objectifs du rapport Parent: l’instauration de la gratuité scolaire à moyen terme», poursuit M. Bédard-Wien. «Pour préparer la table à une réelle accessibilité aux études, il devrait baisser les frais de scolarité graduellement au lieu de les indexer au coût de la vie. La viabilité économique de la gratuité scolaire n’est pas à prouver: il s’agit de faire des choix politiques qui favorisent la population, pas le secteur privé.»

La semaine dernière, Pauline Marois tendait pourtant la main à l’ASSÉ, faisant prétention d’ouverture. Le ministre Duchesne ne semble pas avoir reçu le message, et ignore un projet de société défendu par une grande partie de la communauté universitaire, notamment la FNEEQ-CSN, la FQPPU, la FTQ et la FECQ. «Après les coupures, l’absence de réel débat et cette exclusion de la gratuité scolaire, Mme Marois aura fort à faire pour convaincre les acteurs et actrices de la légitimité du Sommet sur l’Enseignement Supérieur», conclut M. Bédard-Wien.