Entièrement consacré à la gratuité scolaire, ce site se veut une source d’information privilégiée pour comprendre pourquoi l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ) revendique en 2008 la gratuité scolaire. Est-ce utopique ? Est-ce que le dégel des frais de scolarité ne permettrait pas de financer adéquatement les cégeps et universités ? Est-ce que le gel rend l’éducation post-secondaire accessible ? Les associations étudiantes des niveaux collégiaux et universitaires affiliées à l’ASSÉ réclament depuis 2001 un changement drastique dans les politiques gouvernementales. C’en est assez de l’intrusion des entreprises privées sur les campus et dans les programmes de cours ! C’en est assez de l’augmentation de la facture étudiante ! C’en est assez de l’utilisation du savoir collectif par les entreprises privées qui en récoltent le brevet !
Parce que l’éducation est un droit, nous revendiquons aujourd’hui un « Réinvestissement, pas n’importe comment ». Il faut réinvestir en éducation, à la hauteur de son importance sociale. Or, les nouvelles orientations gouvernementales, malgré les sommes injectées, ne règlent en rien les problèmes du réseau de l’éducation. Par exemple, le gouvernement annonçait à l’été 2006 26 millions de $ pour le « rapprochement avec le milieu du travail » [1] des formations professionnelles et techniques. Le budget 2007-08 prévoit également des crédits d’impôt pour les parents qui peuvent investir dans l’éducation de leurs enfants par les programmes de prêts : pourquoi dépenser l’argent de l’État pour ceux et celles qui ont les moyens de mettre de l’argent de côté ? Le Fonds des générations, une priorité gouvernementale pour réduire la dette afin de ne pas endetter la « génération future » - notre génération ! - a récolté 575 millions de $ au dernier budget, ce qui totalise en réalité 0,5 % de la dette... et représente davantage que la gratuité scolaire ! Oui à un réinvestissement ! Mais pas n’importe comment !
Sur ce site, vous trouverez l’information nécessaire pour apprivoiser la gratuité scolaire, vous opposer au dégel des droits de scolarité, suivre les derniers développements de la campagne de grève générale illimitée et imprimer tout le matériel nécessaire pour que le gouvernement comprenne notre mécontentement.
[1] Communiqué de presse du MELS, Relever le défi de la qualification et de l’accessibilité dans toutes les régions, 12 juin 2006.